Informations générales
Toute personne autorisée (famille, ami ou organisme social) peut décider
en faveur d'une cérémonie d'obsèques
avec inhumation du cercueil dans un cimetière,
soit
avec crémation.
Cette sélection doit cependant répondre aux volontés de la personne
défunte, comme la loi le souligne.
Aucune attestation ou justificatif du choix n'est demandé par les services officiels ou
les entreprises funéraires.
Un certificat du médecin est exigé : absence de
stimulateur cardiaque, non problème médico-légal (décès suspect, accident du
travail, maladies professionnelles)
Si la personne décédée était
porteuse d'une prothèse fonctionnant au moyen d'une pile, un médecin ou un
thanatopracteur atteste de la récupération de l'appareil avant la mise en bière
(art. 7, décret n° 98-635 du 20/07/1998)
Hormis un stimulateur cardiaque ou un produit avec radio-éléments qui
doit être ôté, le
port d'une orthèse ou d'une prothèse (ex : prothèse de hanche) n'est
pas une contre indication à la crémation, ce matériel médical ne doit
pas être retiré.
L'autorisation de crémation est délivrée par le maire de la commune du lieu du
décès; s'il y a eu transport de corps, du lieu de mise en bière.
La crémation a lieu 24 heures au moins et 6 jours au plus après le décès. Les
dimanches et les jours fériés ne sont pas pris en compte dans ces délais. Une
dérogation aux délais peut être accordée par le Préfet du département du lieu de
décès ou de crémation.
Toutes les entreprises de pompes funèbres organisent des obsèques avec
crémation.
Les opérateurs funéraires qui organisent les funérailles d'une personne dont le corps
doit faire l'objet d'une crémation sont tenus d'informer les familles des différentes
destinations possibles pour les cendres (décret du 2/07/1998)
Article L. 2223-27 (extraits)
"Le service est gratuit pour les personnes
dépourvues de ressources suffisantes... Le maire fait procéder à la crémation du
corps
lorsque le défunt en a exprimé la volonté".
Une crémation est généralement pratiquée dans le crématorium le plus proche du
lieu du décès.
Voir la rubrique CRÉMATORIUMS
: adresses et prix (cliquer)
Un prélèvement d'organes peut être effectué quelque soit le type d'obsèques choisi
(inhumation ou crémation)
Voir la rubrique Don d'organes (cliquer)
L'adhésion et la cotisation à un mouvement crématiste ne sont pas obligatoires.
Testament crématiste
Afin de bénéficier d'obsèques avec crémation, il suffit de faire
connaître oralement ce souhait à votre entourage ou de le signaler par
une note insérée dans votre livret de famille.
Important :
- En l'absence de volonté spécifique : le cimetière sera le
lieu imposé de destination de l'urne ou des cendres.
- Pour tout désir du devenir de l'urne ou
des cendres hors d'un cimetière, il faut que la volonté du
défunt ait été clairement manifesté.
Ceci tient compte de la législation pour la
conservation au
domicile d'un particulier, la dispersion ou l'immersion des cendres (JO du
13 mars 2007, décret n° 2007-328 du 12 mars 2007)
Modèle de testament crématiste à utiliser pour le strict respect de
vos volontés ou lors d'une éventuelle opposition connue de la famille ou de
proches (cliquer)
Cérémonies
d'obsèques suivies par une crémation
Elles sont identiques aux cérémonies traditionnelles :
- mise en bière,
- fermeture du cercueil,
- sceau de police,
- éventuel service religieux.
Statut juridique de l'urne ou
des cendres cinéraires
Une urne contenant des cendres cinéraires est juridiquement assimilée
à un objet d'une copropriété familiale, inviolable et sacrée
(cour d'appel de Bordeaux du 14 janvier 2003).
Tout changement de lieu de
sépulture d'une urne cinéraire doit obtenir l'assentiment de tous les
co-indivisaires.
Article 16-1-1 du code civil :
"Le respect dû au corps humain ne cesse pas avec la mort. Les restes des personnes décédées , y compris les cendres de celles dont
le corps a donné lieu à crémation, doivent être traitées avec respect,
dignité et décence"
La violation d'urne cinéraire est punie d'un an d'emprisonnement et de
15 000 euros d'amende (alinéa 2 de l'article 225-17 du code pénal)
Remise
des cendres et dépôt provisoire d'une
urne
Après la crémation, la remise de
l'urne à la personne qui a pourvu aux funérailles s'effectue dans la salle de cérémonie ou dans une pièce dédiée à
cet effet.
L'urne est munie extérieurement d'une plaque portant l'identité du défunt
et le
nom du crématorium.
Un local de dépôt provisoire des urnes cinéraires dans le crématorium est destiné
à permettre la réflexion de la famille sur la destinée des cendres.
Ce dépôt ne peut excéder une année, le gestionnaire de cet établissement doit
faire signer un accord préalable qui précise la durée de celui-ci. Au terme de ce
délai, la famille est mise en demeure de récupérer l'urne. Possible
facturation par le gestionnaire du crématorium.
A la demande de la personne ayant qualité pour pourvoir aux funérailles,
l'urne peut être conservée, dans les mêmes conditions, dans un lieu de
culte, avec l'accord de l'association chargée de l'exercice du culte.
Sans récupération, les cendres pourront être dispersées dans le Jardin
du Souvenir.
Transport
cinéraire (France et étranger)
Le transport d'une urne ou de cendres peut être effectué par toute personne ainsi que par envoi postal terrestre
ou aérien (un envoi en recommandé est très conseillé). Les cendres
sont stériles et ne présentent aucun danger.
D'une manière générale les sociétés aériennes n'acceptent pas les
urnes comme bagage à main en cabine (interroger la compagnie aérienne). Le
certificat de décès ainsi que le certificat de crémation seront exigés
en plus de la nécessité d'un empaquetage approprié.
L'autorisation de transport de cendres en dehors du territoire métropolitain ou d'un
département d'outre-mer est délivrée par le Préfet dans les conditions prévues à l'article R.
2213-22 (article R. 2213-24 du code général des collectivités
territoriales)
Dans le cas d'un français décédé et ayant fait
l'objet d'une crémation à l'étranger, l'entrée des cendres sur le
territoire est subordonnée à l'autorisation délivrée par le consulat
de France.
L'urne sera scellée.
Envoi d'une
urne cinéraire à l'étranger : contacter directement le
consulat de ce pays (ou
l'ambassade) afin
d'obtenir la liste des documents à fournir.
Exemple pour le transport d'une urne en Inde :
- Acte de décès avec une apostille*,
- Passeport de la personne défunte,
- Photocopie certifiée du passeport (en mairie),
- Autorisation préfectorale de transport de l'urne avec une apostille*,
- Certificat de crémation certifiée par le commissariat avec une
apostille*,
- Certificat de non-épidémie avec une apostille*. Remise par la DDASS.
Apporter l'attestation de non maladie contagieuse du médecin traitant ainsi
que les photocopies 1) du certificat de décès 2) de
l'autorisation de fermeture du cercueil 3) de l'autorisation de
crémation 4) de l'attestation de crémation par les autorités de
police.
(*) L'apostille s'obtient au palais de justice.
Destinées des
urnes et des cendres
Pour une urne :
-
Mise dans le
"columbarium" ou le "jardin d'urnes" d'un cimetière
Obtenir l'autorisation du maire de la ville ou commune.
Versement
d'une taxe d'inhumation.
Un maire ne peut
interdire que soient apposés sur les plaques de fermeture des cases du columbarium des
photographies, portes fleurs ou autres ornementations (tribunal administratif de Lille, 30 mars 1999,
req. n° 95-3785).
-
Déposée à
l'intérieur d'un caveau funéraire.
Obtenir l'autorisation du maire de la ville ou
commune.
Nombre d'urnes non limité, versement d'une
taxe d'inhumation.
Des cavurnes ou caveautins (caveaux de petite dimension) sont
disponibles dans certains cimetières.
-
Inhumée dans
une concession, en
pleine terre.
Obtenir l'autorisation du maire de la ville ou
commune.
Nombre d'urnes non limité, versement d'une
taxe d'inhumation.
-
Scellée sur un monument
funéraire.
Obtenir l'autorisation du maire de la ville ou
commune.
Les urnes en matériaux fragile comme le verre
ou la porcelaine ne sont pas admises.
Versement d'une taxe de superposition, pas de
taxe d'inhumation.
-
Inhumée dans une
propriété privée.
1) L'inhumation d'une urne dans une propriété privée exige une
autorisation préfectorale
Les cendres sont assimilées au corps humain. L'article 2213-32 va
donc s'appliquer. Toutefois, l'avis d'un hydrologue n'est pas
nécessaire.
2) Une autorisation d'inhumation doit être délivrée par le maire.
Cette inhumation des restes mortels, sous la forme de cendres
cinéraires, est autorisée en application de l'article L. 2223-9 du
CGCT suivant :
"Toute personne peut être enterrée sur une propriété
particulière, pourvu que cette propriété soit hors de l'enceinte
des villes et des bourgs et à la distance prescrite"
Attention : il est créé une servitude perpétuelle à l'endroit du
lieu d'inhumation de manière à garantir la libre possibilité de
chacun de se recueillir devant les cendres du défunt.
-
Immergée
dans la mer.
La personne ayant qualité pour pourvoir aux
funérailles en fait la déclaration
- A la mairie de la commune du
lieu de naissance du défunt. L'identité du défunt ainsi que la date
et le lieu de dispersion de ses cendres sont inscrits sur un registre
créé à cet effet. Aucun délai n'a été fixé pour cette
déclaration (art. L 2223-18-3)
- A la mairie de la commune du port ou du mouillage de départ du
bâtiment.
S'il est possible d'immerger une urne biodégradable en mer, cela n'est pas
autorisé dans une rivière ou un fleuve.
Respect de la réglementation maritime et des 300 mètres (loi
littoral du 2/01/1986 et article L. 2213-23 du CGCT)
-
Envoi à l'étranger.
L'autorisation de transport de cendres en dehors du territoire métropolitain ou d'un
département d'outre-mer est délivrée par le Préfet du
département où a lieu la fermeture du cercueil. Voir la rubrique
"transport cinéraire".
Pour les cendres cinéraires :
-
Dispersées dans
le "Jardin du Souvenir".
Obtenir l'autorisation du maire de la ville ou
commune.
Lieu
spécialement affecté à cet effet dans un cimetière. Les cendres recueillies
après crémation sont
déposées à l'aide d'un dispersoir.
-
Dispersées partout en
France, en pleine nature, sauf sur la voie publique et dans les jardins
publics.
La personne ayant qualité pour pourvoir aux funérailles en
fait la déclaration
1) A la mairie de la commune du lieu de naissance
du défunt. L'identité du défunt ainsi que la date et le lieu de
dispersion de ses cendres sont inscrits sur un registre créé à cet
effet. Aucun délai n'a été fixé pour cette déclaration (art. L
2223-18-3)
2) A la mairie de la commune du lieu de dispersion (dernier alinéa
de l'article R. 2213-39)
Le décret du 20 août 1976 autorise la dispersion des cendres dans la
nature à l'exclusion des voies publiques : la
dispersion des cendres est aussi acceptée dans les cours d'eau et les
rivières non aménagées.
Rien n´interdit la dispersion des cendres des
défunts par voie aérienne (J.O., p. 3851-3852 du 21/06/1999).
-
Répandues dans
la mer.
La personne ayant qualité pour pourvoir aux
funérailles en fait la déclaration
- A la mairie de la commune du
lieu de naissance du défunt. L'identité du défunt ainsi que la date
et le lieu de dispersion de ses cendres sont inscrits sur un registre
créé à cet effet. Aucun délai n'a été fixé pour cette
déclaration (art. L 2223-18-3)
- A la mairie de la commune du port ou du mouillage de départ du
bâtiment.
S'il est possible d'immerger des cendres cinéraires en mer, cela n'est pas
autorisé dans une rivière ou un fleuve. En effet, les rivières
et les fleuves sont assimilées
à des voies publiques.
Respect de la réglementation maritime et des 300 mètres (loi
littoral du 2/01/1986 et article L. 2213-23 du CGCT)
Rien n´interdit la dispersion des cendres des
défunts par la voie aérienne (J.O., p. 3851-3852 du 21/06/1999).
La loi du 19
décembre 2008 n'autorise plus ni un partage des cendres, ni la
conservation dans la durée d'une urne au domicile d'un particulier.
Vu la non rétroactivité de ce texte de loi, les familles ne sont pas dans
l'obligation de restituer les cendres déjà conservées à cette date au
domicile.
Cette
législation restrictive pour le devenir des cendres a été votée dans
l'urgence et sans réelle concertation, celle-ci atteint fondamentalement la
liberté des individus. Articles
de loi relatifs à la crémation et aux cendres funéraires (cliquer)
Circulaire définissant les modalités
de mise en oeuvre de la loi n° 20081350 du 19 janvier 2008 relative à la législation
funéraire (cliquer)
Le dépôt ou l'inhumation de l'urne ou la dispersion des
cendres dans un cimetière ou dans un site cinéraire sont effectués après
autorisation du maire.
Une autorisation d'exhumation est requise pour retirer une
urne cinéraire d'une sépulture traditionnelle. Cette autorisation n'a
pas lieu pour sortir une urne d'un columbarium (Décision du Tribunal
administratif d'Amiens, 27 avril 2006)
Voir les modèles de lettres de la rubrique ci-dessous "Déclarations
ou demandes d'autorisations en
mairie selon la destination des cendres"
Aide et prestations de dispersion et d'immersion
proposées par notre organisme
Déclarations et obtention d'autorisations en
mairie selon la destination des cendres
Produits pour la
crémation
Le cercueil est soit en aggloméré avec un placage décoratif lui
donnant l'aspect d'un cercueil usuel, soit en bois peu onéreux (peuplier, sapin), soit
en
matériau complexe de papier (fibres de cellulose)
L'épaisseur requise pour ces cercueils est de 18 millimètres au lieu de 22
millimètres. En effet, les cercueils pour l'incinération sont plus légers et moins chers que ceux
destinés aux inhumations ou aux transports mortuaires de longue distance.
Les accessoires tels les poignées et les emblèmes sont fabriqués avec des matières
combustibles.
Les fleurs (naturelles ou artificielles) n'accompagnent jamais
le cercueil lors de la crémation.
Voir la rubrique Modèles de cercueils français
(cliquer)
Crémation et
croyances religieuses
-
Religion chrétienne :
confession catholique
L'Interdit de 1886 privait de sépulture chrétienne ceux qui désiraient se faire
incinérer.
La crémation, depuis le décret du Saint office le 5 juillet 1963, n'est plus
qualifiée de "rite païen" ni interdite sous
réserve que cet acte
1) N'ait été choisi pour des raisons contraires à la doctrine
chrétienne.
2) Ne manifeste pas une mise en cause de la foi dans la résurrection
des corps.
L'église continue cependant à privilégier dans sa doctrine l'ensevelissement du corps des
défunts.
Un service religieux n'est pas accepté devant une urne funéraire sauf accord de
l'évêque.
confession protestante
Cette liberté de pratique est reconnue par les calvinistes et les luthériens
depuis 1898.
Les protestants adventistes et les presbytériens n'acceptent
pas la crémation.
confession orthodoxe
Opposition à la crémation.
-
Religion juive :
La crémation est interdite pour le judaïsme.
En conséquence, le Consistoire ne procède pas à la purification
rituelle, ni n’envoie de rabbin, dans ce cas de figure.
.
-
Religion islamique :
Interdiction et non reconnaissance de cette pratique.
-
Religion bouddhiste :
La crémation est admise.
-
Religion
hindouiste :
La crémation
est un rite de passage essentiel dans la religion hindouiste : elle
est censée permettre à l`âme immortelle, libérée de son enveloppe
charnelle, de renaître sous une autre forme. Les éléments
constitutifs du corps retournent eux vers la nature grâce au feu.
-
Autres religions qui autorisent ou
rendent obligatoire la crémation : le jaïnisme et le sikhisme.
Technique employée
pour la crémation, les pollutions engendrées
Les équipements du crématorium vont brûler le cercueil dans sa
totalité et transformer le corps en cendres cinéraires.
- Introduction du cercueil dans le four préalablement chauffé à 900°.
- Auto-combustion sans apport d'énergie extérieure durant environ 90
minutes.
Les cendres cinéraires (résidu des 25 % de calcium du corps humain) sont recueillies dans un "cendrier" après avoir
été broyées puis tamisées.
Le cendrier est fermé par soudage puis
placé dans une urne.
L'or des prothèses dentaires, le métal des
orthèses ou des prothèses articulaires sont soit collectés (les
sociétés d'exploitation des crématoriums ne communiquent pas sur ce sujet
et son commerce), soit
évacués sous forme de poussière ou gazeuse ce qui est le cas lors de la
sublimation du mercure contenu dans les
amalgames dentaires.
Le décret 94-117 du 20/12/1994 complété de l'arrêté du
29/12/1994 n'imposent aucun seuil pour le rejet du mercure et de la dioxine par les crématoriums.
Par suite de la non obligation législative de
présence de filtres adaptés, les crématoriums français "sans
filtre" sont responsables du tiers du total des émissions gazeuses
de mercure qui est une substance cancérogène, mutagène et
reprotoxique.
Autres métaux lourds
concernés : le plomb et le cadmium (Rapport d'information n° 261,
les effets des métaux lourds sur l'environnement et la santé. Office
parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et techniques déposé
le 5 avril 2001)
La France, contrairement à bien d'autres pays européens, n'impose pas de
système de filtration. Les pays du Nord, l'Allemagne, la Belgique et la
Grande-Bretagne ont commencé depuis plusieurs années à s'équiper.
Afin de lutter contre la grave pollution mercurielle, la Norvège a interdit en
janvier 2008 l'emploi des amalgames dentaires au mercure.
Lors d'une crémation, les produits formolés employés
pour une conservation chimique du corps (thanatopraxie, soins de conservation,
etc.) produisent de la dioxine.
La France, contrairement à bien d'autres pays européens, n'interdit pas
ces injections lors d'une cérémonie d'obsèques avec crémation.
La dioxine peut être à l'origine d'atteintes cutanées, d'altérations de
la fonction hépatique, des systèmes immunitaires, nerveux et endocriniens
et de la fonction de reproduction.
En date de janvier 2009, seuls 4 crématoriums français
sur 130 sont équipés
afin qu'aucune particule, mercure, dioxine et autres substances nocives
majeures ne
soient rejetés.
Voir la rubrique "Crématoriums : adresses et tarifs"
Un arrêté signé le 28 janvier
2010, paru au JO le 16 février, oblige les crématoriums à s'équiper de
filtre avant le 17 février 2018...
Statistiques pour la
France
| Nombre de crématoriums
(France et dom-tom) |
| 1975 |
1996 |
1999 |
2000 |
2003 |
2005 |
2006 |
2008 |
| 7 |
72 |
76 |
91 |
106 |
113 |
120 |
128 |
Voir la rubrique CRÉMATORIUMS
: adresses et tarifs (cliquer)
Répartition des crémations
par sexe :
Hommes : 56 % - Femmes : 44 % (année 2007)
Évolution nationale de la crémation de 1979,
année de référence pour le graphique, à 2006 :
|
1975 (2.100 crémations,
0,4 % des obsèques)
|
|
|
1979 (5.000
crémations, 1% des obsèques)
|
|
|
1987 (20.000
crémations, 4 % des obsèques)
|
|
1992 (43.300 crémations,
8 % des obsèques)
|
|
1996 (66.700 crémations, 12 % des
obsèques)
|
|
1997 (73.000
crémations,
14 % des obsèques)
|
|
1998
(80.500 crémations, 15 % des obsèques) |
| |
2002 (110.000
crémations, 21 % des obsèques)
|
| |
2005 (121.500
crémations, 25 % des obsèques) |
| |
2006 (134.500
crémations, 27 %
des obsèques)
|
| |
2007 (142.000
crémations, 28 % des obsèques) |
Analyse et explications pour cette demande croissante :
-
Mise à disposition très récente de crématoriums.
5000 villes et communes imposaient un monopole communal jusque janvier 1996-1998 et
... des obsèques avec crémation coûtent moins cher.
Voir la rubrique Monopoles ou liberté de choix
jusque 1996 - 1998 (cliquer)
-
Crise économique, éclatement de la cellule familiale et crainte de l'abandon de la
sépulture.
-
Evolution des mentalités et des croyances (*), levée des blocages culturels et
psychologiques.
-
"Aspect industriel" de certains cimetières, disponibilités limitées dans
de grandes agglomérations, promotion de la vente des concessions pour 30 ou 50 ans au détriment des concessions perpétuelles.
-
Déchristianisation de la population et début d'acceptation de cette pratique chez les
catholiques.
-
Respect de l'écologie, recherche d'une certaine purification.
-
En 2007-2008, 51 % des personnes
interrogées désirent des obsèques avec crémation (ce taux était
de 19 % dans les années 1977-1978)
(*) Qu'y a-t-il après la mort ?
- Rien, le néant (35
%)
- Une nouvelle vie (13
%)
- On rejoint Dieu (7 %)
- On se réincarne (5
%)
- La vie éternelle (3
%)
- La survie de l'âme
(2 %)
- On redevient
poussière (2 %)
- Le bonheur (1 %)
source : sondage BVA réalisé les 29 et 30/08/1998 pour le
magazine « Psychologies »
Principales raisons du choix de la crémation au Canada
:
- Moins cher 25 %
- Répercussion plus
faible sur l'environnement 17 %
- Plus simple 13 %
- Non mise en terre du
corps 11 %
- Moins émotionnel 3 %
- Les cendres peuvent
être répandues 3 %
- Pour raison
religieuse 1 %
- Ne peut
pas l'exprimer 7
%
source : Wirthlin Report 1995
Régions de France où se pratique le plus la crémation
(moyenne effectuée sur les 5 dernières années) :
|
1) Alsace
|
32 %
|
|
2) Provence-Côte-d'Azur
|
25 % (Forte densité
protestante, 40 à 50 % de crémation pour certaines villes)
|
|
3) Lorraine
|
23 %
|
|
4) Ile-de-France
|
22 % (41 % à Paris)
|
|
5) Haute-Normandie
|
19 %
|
|
6) Nord-Pas-de-Calais
|
18 % (40% pour la seule Communauté Urbaine de Lille)
|
|
7) Bourgogne
|
18 %
|
|
8) Languedoc-Roussillon
|
17%
|
|
9) Rhône-Alpes
|
17 %
|
|
10) Centre
|
14 %
|
|
11) Champagne-Ardennes
|
13 %
|
Régions où le taux de crémation est inférieur à
13 %
: Picardie, Auvergne, Franche Comté, Limousin.
En milieu rural, la crémation est moins pratiquée qu'en milieu urbain.
Devenir des cendres :
Remise de l'urne à la famille :
75 %
71 % en 2001 |
Mise en columbarium, inhumation :
16 %
21
% en 2001 |
Dispersion au Jardin du Souvenir :
9 %
8 % en 2001 |
Destination
souhaitée pour les cendres cinéraire (source : enquête CNSAF-2005) :
| Dispersées dans un milieu
liquide |
14 % |
| Dispersées dans un jardin
privé |
13 % |
| Ne sait pas |
12 % |
| Urne dans un caveau
familial |
11 % |
| Dispersées dans la nature |
10 % |
| Urne dans un monument
cinéraire |
10 % |
| Dispersées dans un jardin
du souvenir |
9 % |
| Urne conservée chez la
famille |
6 % |
| Urne dans un columbarium |
5 % |
| Autre |
4 % |
| Dispersion en montagne |
4 % |
| D'autres décideront |
3 % |
| Urne dans un jardin |
1 % |
La crémation en
Europe
I Pays : pourcentage
des obsèques avec crémation I
I
nombre
de crématoriums I
|
Tchéquie : 77 % |
Crématoriums : 29 |
|
Suisse
: 75 % |
Crématoriums : 28 |
|
Danemark
: 73 % |
Crématoriums : 33 |
|
Grande-Bretagne : 73 % |
Crématoriums : 247 |
|
Suède :
71 % |
Crématoriums : 70 |
|
Pays-Bas
: 52 % |
Crématoriums : 62 |
|
Slovénie : 49 % |
Crématoriums : 2 |
|
Allemagne
: 43 % |
Crématoriums : 127 |
|
Luxembourg
: 40 % |
Crématoriums : 2 |
|
Belgique
: 39 % |
Crématoriums : 11 |
|
Hongrie
: 34 % |
Crématoriums : 12 |
|
Norvège
: 33 % |
Crématoriums
: 36 |
|
Finlande
: 29 % |
Crématoriums
: 21 |
|
France
: 27 % |
Crématoriums
: 125 |
|
Autriche
: 23 % |
Crématoriums
: 10 |
|
Espagne : 18 %
|
Crématoriums
: 129 (très forte progression depuis l'arrivée de
retraités venus d'autres pays) |
|
Islande : 16 % |
Crématorium
: 1 |
| |
Italie
: 10 % Crématoriums : 47 |
| |
Irlande
: 7 % Crématoriums : 3 |
| |
Portugal
: 4 % Crématoriums : 4 |
| Grèce : la crémation a
été une
pratique interdite dans ce pays jusqu'au 1er mars 2006...
|
Autres pays, taux de crémation et équipements en
crématoriums
| Pays |
% de
crémation |
nombre de
crématoriums |
| Japon |
99,70 % |
1665 |
| Hong Kong |
84
% |
28 |
| Chine |
51
% |
1583 |
| USA |
32 % |
1816 |
| Brésil |
3,8 % |
6 |
| Israël |
n.c. |
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Alternatives écologiques à la crémation
La promession est un procédé développé en Suède. Le
défunt plongé dans de l'azote
liquide est refroidi à -196°C. Devenu friable, il est placé sur une
table vibrante pour provoquer sa destruction en particules fines. Après
tamisage, la poudre obtenue
est placée dans une urne biodégradable afin d'être enterrée.
Aucune rejet de vapeur de mercure n'est dégagé dans l'atmosphère.
La promession est actuellement autorisée en Suède.
La résomation ou hydrolyse alcaline consiste à réduire le corps en cendre sans crémation.
Après immersion dans un caisson rempli d'une solution alcaline, il y a mise
sous pression et chauffe à 160°. La poudre de calcium obtenue peut être
placée dans une urne biodégradable ou non.
Limitation des rejets de CO², de mercure et de métaux lourds.
La résomation est utilisée dans les états américains de Floride et du
Minnesota.
Ces deux technique ne peuvent pas être proposées en France, le
mise en cercueil étant une obligation législative.
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