Article R. 2223-10
En cas de translation d'un cimetière, les concessionnaires sont en
droit d'obtenir, dans le nouveau cimetière, un emplacement égal en
superficie au terrain qui leur avait été concédé.
Conformément au 14° de l'article L. 2321-2, les restes qui y avaient été
inhumés sont transportés aux frais de la commune.
Article R. 2223-11
Des tarifs différenciés pour chaque catégorie de concessions sont
fixés par le conseil municipal de la commune.
Ces tarifs peuvent, dans chaque classe, être progressifs, suivant
l'étendue de la surface concédée, pour la partie de cette surface qui
excède 2 mètres carrés.
Article R. 2223-12
Conformément à l'article L. 2223-17, une concession perpétuelle ne
peut être réputée en état d'abandon avant l'expiration d'un délai de trente
ans à compter de l'acte de concession.
La procédure prévue par les articles L. 2223-4, R. 2223-13 à R. 2223-21 ne
peut être engagée que dix ans après la dernière inhumation faite dans le
terrain concédé.
Article R. 2223-13
L'état d'abandon est constaté par un procès-verbal dressé par le
maire ou son délégué après transport sur les lieux en présence d'un
fonctionnaire de police délégué par le chef de circonscription ou, à défaut
de ce dernier, d'un garde-champêtre ou d'un policier municipal. .
Les descendants ou successeurs des concessionnaires, lorsque le maire a
connaissance qu'il en existe encore, sont avisés un mois à l'avance, par
lettre recommandée avec demande d'avis de réception, du jour et de l'heure
auxquels a lieu la constatation. Ils sont invités à assister à la visite de
la concession ou à se faire représenter.
Il est éventuellement procédé de même à l'égard des personnes chargées de
l'entretien de la concession.
Dans le cas où la résidence des descendants ou successeurs des
concessionnaires n'est pas connue, l'avis mentionné ci-dessus est affiché à
la mairie ainsi qu'à la porte du cimetière.
Article R. 2223-14
Le procès-verbal :
- indique l'emplacement exact de la concession ;
- décrit avec précision l'état dans lequel elle se trouve ;
- mentionne, lorsque les indications nécessaires ont pu être obtenues, la
date de l'acte de concession, le nom des parties qui ont figuré à cet acte,
le nom de leurs ayants-droit et des défunts inhumés dans la concession.
Copie de l'acte de concession est jointe si possible au procès-verbal.
Si l'acte de concession fait défaut, il est dressé par le maire un acte de
notoriété constatant que la concession a été accordée depuis plus de trente
ans.
Le procès-verbal est signé par le maire et par les personnes qui,
conformément à l'article R. 2223-13, ont assisté à la visite des lieux.
Lorsque les descendants ou successeurs des concessionnaires ou les personnes
chargées de l'entretien de la tombe refusent de signer, il est fait mention
spéciale de ce refus.
Article R. 2223-15
Lorsqu'il a connaissance de l'existence de descendants ou successeurs
des concessionnaires, le maire leur notifie dans les huit jours copie du
procès-verbal et les met en demeure de rétablir la concession en bon état
d'entretien.
La notification et la mise en demeure sont faites par une seule lettre
recommandée avec demande d'avis de réception.
Article R. 2223-16
Dans le même délai de huit jours, des extraits de procès-verbal sont
portés à la connaissance du public par voie d'affiches apposées durant un
mois à la porte de la mairie, ainsi qu'à la porte du cimetière.
Ces affiches sont renouvelées deux fois à quinze jours d'intervalle.
Un certificat signé par le maire constate l'accomplissement de ces
affichages. Il est annexé à l'original du procès-verbal.
Article R. 2223-17
Il est tenu dans chaque mairie une liste des concessions dont l'état
d'abandon a été constaté conformément aux articles R. 2223-12 à R. 2223-16.
Cette liste est déposée au bureau du conservateur du cimetière, si cet
emploi existe, ainsi qu'à la préfecture et à la sous-préfecture.
Une inscription placée à l'entrée du cimetière indique les endroits où cette
liste est déposée et mise à la disposition du public.
Article R. 2223-18
Après l'expiration du délai d'un an prévu à l'article L.
2223-17, lorsque la concession est toujours en état d'abandon, un nouveau
procès-verbal, dressé par le maire ou son délégué, dans les formes prévues
par les articles R. 2223-13 et R. 2223-14, est notifié aux intéressés avec
indication de la mesure qui doit être prise.
Un mois après cette notification et conformément à l'article L. 2223-17, le
maire a la faculté de saisir le conseil municipal qui est appelé à décider
si la reprise de la concession est prononcée ou non. Dans l'affirmative, le
maire peut prendre l'arrêté prévu au troisième alinéa de l'article L.
2223-17.
Article R. 2223-19
L'arrêté du maire qui prononce la reprise des terrains affectés à une
concession est exécutoire de plein droit dès qu'il a été procédé à sa
publication et à sa notification.
Article R. 2223-20
Trente jours après la publication et la notification de l'arrêté, le
maire peut faire enlever les matériaux des monuments et emblèmes funéraires
restés sur la concession.
Il fait procéder à l'exhumation des restes des personnes inhumées. Pour
chaque concession, ces restes sont réunis dans un cercueil de dimensions
appropriées.
Article R. 2223-21
Les terrains occupés par les concessions reprises peuvent
faire l'objet d'un nouveau contrat de concession seulement lorsque les
prescriptions des articles L. 2223-4, R. 2223-6, R. 2223-19 et R. 2223-20
ont été observées.
Article R. 2223-22
Les articles L. 2223-4, R. 2223-12 à R. 2223-21 ne dérogent pas aux
dispositions qui régissent les sépultures militaires.
Lorsqu'une personne dont l'acte de décès porte la mention " Mort pour la
France " régulièrement inscrite a été inhumée dans une concession
perpétuelle ou centenaire, celle-ci ne peut faire l'objet d'une reprise
avant l'expiration d'un délai de cinquante ans à compter de la date de
l'inhumation. Cette disposition ne s'applique pas dans le cas où vient à
expirer au cours des cinquante ans une concession centenaire.
Article R. 2223-23
Une concession centenaire ou perpétuelle ne peut faire
l'objet d'une reprise lorsque la commune ou un établissement public est dans
l'obligation de l'entretenir en exécution d'une donation ou d'une
disposition testamentaire régulièrement acceptée.
Art. R. 2223-23-1. En cas de translation du site
cinéraire, les titulaires des emplacements sont en droit d'obtenir, dans
le nouveau site cinéraire, un emplacement répondant à des caractéristiques
identiques. Art. R. 2223-23-2. Lorsqu'ils sont
concédés, les espaces pour le dépôt ou l'inhumation des urnes dans le site
cinéraire sont soumis aux dispositions des articles R. 2223-11 à R.
2223-23. Toutefois, lors de la reprise de la concession, l'urne est
déposée dans l'ossuaire communal ou les cendres dispersées dans l'espace
aménagé à cet effet. Art. R. 2223-23-3
L'autorisation de retirer une urne d'une concession d'un site cinéraire
est accordée par le maire dans les conditions définies à l'article R.
2213-40. Dans les sites cinéraires ne faisant pas l'objet de
concessions, le dépôt et le retrait d'une urne d'un emplacement sont
subordonnés à une déclaration préalable auprès du maire de la commune
d'implantation du site cinéraire. Art. R. 2223-23-4
Les gestionnaires des sites cinéraires veillent à ce qu'aucun document de
nature commerciale n'y soit visible, à l'exception des tarifs de leurs
prestations. » Art. R. 2223-23-5 Le règlement
national des pompes funèbres prévu à l'article L. 2223-20 est constitué
par les dispositions des articles R. 2223-24 à R. 2223-33, R. 2223-40 à R.
2223-55-1, R. 2223-67 à R. 2223-72, R. 2223-75 à R. 2223-79, R. 2223-88 à
R. 2223-95 et
R. 2223-132. Le contenu de la documentation générale est fixé par
arrêté du ministre de l'économie. |